L’édito d’avril 2026

États généraux de la bioéthique 2026 : faire vivre le débat démocratique et faire vivre la recherche en santé

Sans que nous nous en rendions vraiment compte, la loi bioéthique et ses révisions successives, de la loi Huriet-Sérusclat de 1988 à la dernière révision de 2021, encadre nombre de nos pratiques et nous mobilise : comité de protection des personnes, consentement libre et informé, non-patrimonialité du corps humain, conditions d’accès à la procréation médicalement assistée, recherche sur l’embryon, imagerie cérébrale, médecine génomique… Dans le même temps, les transformations environnementales, sociales et territoriales redéfinissent les conditions dans lesquelles nous pensons la santé, la solidarité et notre rapport au vivant. Et aujourd’hui émerge l’impact, sur le corps humain et la santé, des neurotechnologies, de l’intelligence artificielle en santé, de l’ingénierie des génomes, de l’ingénierie des tissus incluant les organoïdes, de la biologie de synthèse : autant d’avancées des connaissances, fruits de nos recherches qui ouvrent des perspectives considérables pour des besoins de santé non satisfaits, mais qui soulèvent aussi des questions éthiques profondes pour chaque individu et pour la société.

Dans ce contexte, les États généraux de la bioéthique 2026, organisés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) conformément à la loi de bioéthique et dans la perspective de sa révision en 2027, constituent un moment essentiel de réflexion collective. Leur ambition est claire : ouvrir largement le débat et permettre à une société informée et éclairée de s’emparer de questions qui nous concernent tous.

Les thématiques 2026 sont : médecine génomique, procréation, neurosciences, cellules souches et organoïdes, don et greffe d’organes, numérique et intelligence artificielle en santé, liens entre santé, environnement et climat, et de nouveaux champs de réflexion sur la sobriété en médecine face au coût exorbitant des nouveaux traitements, les enjeux contemporains de la prévention et les réalités sanitaires des territoires ultramarins.

Quatre volets : auditions par le CCNE (environ 180), débats citoyens en régions, contributions écrites sur le site dédié, jury citoyen en collaboration avec le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE).
Contribuez à ce débat pluraliste, car les choix politiques qui accompagneront les avancées scientifiques doivent être éclairés par votre expertise pour un débat serein et basé sur les faits. Plus que jamais, la bioéthique est l’affaire de tous.

Pour en savoir plus : https://www.ccne-ethique.fr/fr/presse/etats-generaux-de-la-bioethique-2026-ouvrir-le-debat-democratique.
Cette page vous permet aussi de solliciter une audition, si vous représentez une association, ou de déposer une contribution.

N’hésitez pas à saisir le réseau ambassadeur LORIER ou le Comité d’éthique Inserm de vos questions, ou à nous partager vos réflexions et vos propositions d’actions.

Hervé Chneiweiss, Président du Comité d’éthique de l’INSERM

Your newsletters

SUBSCRIBE
Co-Building space Login