Le partage de données cliniques offre de nombreuses opportunités pour une recherche innovante, la consolidation des connaissances et l’exploration scientifique. Alors que les épidémiologistes considèrent souvent les données partagées comme une base cruciale pour leurs travaux, certains chercheurs cliniques perçoivent le fait que les données n’aient pas été collectées par eux-mêmes ou par leur groupe d’affiliation comme une limite.
Premièrement, travailler avec des données partagées pose un double défi, à la fois pour les fournisseurs et pour les utilisateurs de données. Deuxièmement, cela soulève un pseudo-problème épistémologique : peut-on réellement tester une hypothèse sans avoir soi-même collecté les “bonnes” données ? Cette présentation aborde ce dilemme et explore quelles formes de savoir les chercheurs peuvent mobiliser, en tant qu’utilisateurs de données partagées, pour contribuer de manière significative à la science médicale.